Index des articles


Responsable éditorial : Emmanuel Marès


Les concepteurs de jardins et de parcs japonais


Les jardins japonais n'ont jamais cessé de fasciner les Occidentaux : la mise en place des pierres, la taille des arbres, l'entretien méticuleux de ces espaces nous étonnent et nous interpellent. La symbolique de ces représentations nous intrigue. Mais pour aller au-delà des émotions qu'elles suscitent et avancer dans notre compréhension, il est nécessaire de revenir au point de départ de ces créations, c'est-à-dire aux hommes qui sont à l'origine de ces projets. Qui étaient-ils ? Quels étaient leurs rôles, leurs statuts ? Que sait-on de leurs travaux et des esthétiques qu'ils ont mis au point ? Quelle a été leur influence sur l'évolution du jardin japonais et comment sont-ils compris aujourd'hui ?
Ce dossier réunit des articles de chercheurs français et japonais qui tentent de répondre à ces questions. Chaque auteur appréhende le travail de « concepteur » sous des angles très différents et, pourtant, une cohérence logique et chronologique se dégage de l'ensemble. Ces travaux sont comme autant de pièces d'un immense puzzle qui s'emboîtent les unes dans les autres, aussi conseillons-nous vivement de respecter l'ordre de lecture proposé sur ce site.
L'objectif de ce dossier est de présenter les jardins et parcs japonais à travers leurs concepteurs. Son contenu est représentatif de l'état des connaissances actuelles mais l'échantillon d'études qu'il propose n'en reste pas moins très partiel (voir la liste des concepteurs de jardins japonais). Il s'agit d'une approche encore nouvelle, c'est pourquoi il sera nécessaire d'enrichir et d'approfondir ce travail dans les années à venir.

Mention spéciale : tous les chercheurs français qui participent à ce dossier sont membres du groupe de recherche Japarchi (réseau scientifique thématique des chercheurs francophones sur l'architecture et la ville japonaises). Nous les remercions d'avoir répondu si nombreux à notre appel. Nous remercions aussi les deux chercheurs japonais qui se sont pliés à l'exercice d'écrire pour un public non japonais et qui nous font part des questions actuellement soulevées au sein de la communauté scientifique japonaise.

Avertissement
Pour les termes japonais en italique, nous nous conformons aux conventions de transcription actuellement en vigueur : e se prononce é (sauf devant n où il est ouvert et se prononce /єn/), u se prononce ou, s est toujours sourd même entre deux voyelles, g est toujours dur (gi se lit gui, ge se prononce gué), ch se prononce tch, et les voyelles longues sont signalées par un macron (un o long s'écrira ō). Les diphtongues n'existent pas en japonais (ei se lit e-i, oi se lit o-i). Pour simplifier la lecture, nous avons mis des points entre les voyelles qui portent à confusion.
Pour les noms de personnes, nous respectons l'usage japonais qui veut que le nom patronyme précède le nom personnel.

Les articles