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Responsables éditoriaux : Marc André Brouillette et Geneviève Sicotte

Le jardin et ses rapports à l'art. Encadrer, décadrer, recadrer


Depuis plusieurs années, les travaux sur les jardins affichent une vitalité qui se caractérise par le croisement des disciplines et par le décloisonnement des approches. Perçu à la fois comme espace urbain, territoire d'interventions artistiques, lieu de représentation, miroir d'une réflexion sur le monde, le jardin entretient avec l'art un rapport essentiel, qu'il s'agisse en peinture de l'art paysager, en littérature de topoï comme ceux des bucoliques ou du locus amœnus, ou de l'art horticole et de ses développements dans l'art contemporain et l'architecture du paysage. Le jardin offre une figuration concrète des rapports toujours dynamiques et fluctuants entre la nature et la culture. Penser les formes et les représentations du jardin, mais aussi l'influence de cet univers dans la manière de concevoir des discours et des espaces, permet de toucher à un point névralgique de la pensée humaine.
Les travaux présentés dans ce numéro trouvent leur origine dans un colloque qui s'est tenu les 10 et 11 décembre 2009 à l'université Concordia, à Montréal (Québec, Canada). Le dossier, qui vise à explorer les relations entre le jardin et les arts dans une perspective multidisciplinaire, établit un parcours réflexif qui débute par une redéfinition des frontières usuelles entre art et jardin (Chomarat-Ruiz). Il se poursuit avec trois articles qui examinent les représentations du jardin dans la littérature française du XIXe siècle (Pouzet-Duzer et Sicotte) et dans la nouvelle québécoise contemporaine (Lahaie). Ensuite, quatre autres études ont en commun de traiter de diverses modalités de transposition du jardin auxquelles recourent artistes et architectes dans l'espace physique (Jacob, Brouillette, Valois, Kimmel). Enfin, le dossier se termine par une réflexion traitant des dimensions subjectives et projectives associées au jardin (DesRochers).

Ce dossier est le fruit de la collaboration de plusieurs personnes et institutions. Nous désirons remercier tout particulièrement Alexia Papadopoulos et Julie Bergeron-Proulx pour leur travail. Nous voulons aussi souligner la contribution de ceux et celles qui ont participé au colloque à titre d'intervenants, de présidents de séance ou de membres du public et qui, par leur présence, ont alimenté les discussions. Nous remercions enfin l'université Concordia, Figura, le Centre de recherche sur le texte et l'imaginaire, ainsi que le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada pour leur soutien financier.

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