Appels à contribution

Appel à contribution pour le numéro 8  (Enquêtes et débats)

Les paysages périurbains, des héritages à une gestion différenciée des territoires

Les dossiers thématiques des numéros 7 et 8 de la revue Projets de paysage souhaitent traiter la question de l'évolution des paysages périurbains, en abordant les modèles de développement et les outils de gestion émergents des articulations ville - campagne, thème ayant fait l'objet d'un colloque (École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois, septembre 2011) dont certaines contributions seront publiées ici. Les paysages périurbains renvoient à des processus de recompositions sociales et économiques des territoires. Il s'agira donc d'interroger les paysages périurbains afin de saisir les dynamiques et les enjeux en présence mais également de s'interroger sur la capacité d'organisation des acteurs dans ces territoires, de saisir les innovations sociales induites par des contextes en mouvement et la prise en compte des ressources locales dans les projets où les intérêts et les stratégies se complètent sans forcément se concurrencer.
Les propositions devront s'inscrire dans une des trois thématiques définies : (1) les héritages des paysages périurbains, (2) les échelles, acteurs et politiques de gestion des paysages du périurbain, (3) les nouvelles formes de productions paysagères.

Thème 1 - Les héritages des paysages périurbains

Il s'agit d'interroger la place et la forme des héritages dans les paysages périurbains contemporains ainsi que l'histoire des structures foncières afin d'en apprécier le poids dans l'état actuel et futur des paysages. Pourront être abordés la question des capacités d'inertie et de résistance induites des divers héritages, par exemple de nature agricole ; les types de transformations observées dans les enclaves agricoles ou industrielles et leur intégration ou leur disparition dans de nouveaux projets d'aménagement.

Thème 2 à Echelles, acteurs et politiques de gestion des paysages du périurbain

Les démarches, pour partie issues du Grenelle de l'environnement, visant à aménager des trames vertes et bleues aux portes des villes, peuvent induire des politiques volontaristes plus économes des  terres agricoles ou « naturelles ». Dans cette perspective, on s'interrogera sur la pertinence des échelles, des compétences, mais aussi sur la gouvernance et les acteurs des politiques de gestion du paysage dans le périurbain.

Thème 3 - Les nouvelles formes de productions paysagères

Les multiples formes d'agriculture, des plus conventionnelles aux émergentes, peuvent produire et structurer les paysages périurbains. Se pose la question de la façon dont ces espaces ouverts à la ville permettent de développer une économie agricole multifonctionnelle dans laquelle des partenariats entre acteurs agricoles et consommateurs donnent lieu à de nouveaux échanges. Ces nouveaux regards portés par les habitants, les associations locales sur les formes produites sont-ils un élément de reconnaissance d'une nouvelle géographie des paysages périurbains ?

Coordination

  • Sylvie Servain, maître de conférences à l'École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois,
  • Les propositions d'articles doivent être transmises par mail (servain@ensnp.fr) pour le 15 février 2012 (numéro 8) au plus tard.
  • Les normes de présentation à respecter son celle de la revue : www.projetsdepaysage.fr/fr/conseils_aux_auteurs.

Appel à contribution pour le numéro 8 (dossier thématique)

Les concepteurs de jardins et de parcs japonais (titre provisoire)


Pour consulter cet appel à contribution en japonais, cliquez ici.

Thème

Ces dernières années, les jardins japonais ont fait l'objet d'une grande attention. Ils attirent de plus en plus de touristes, inspirent de plus en plus de paysagistes contemporains et l'on ne compte plus le nombre de publications sur ce sujet. Mais s'il est souvent question des jardins, rares sont les ouvrages consacrés au travail des jardiniers ou des concepteurs japonais. Qui étaient-ils ? Que sait-on vraiment de ces hommes, de leur travail et de leur conception du jardin ?
Pour bien comprendre toute la complexité du travail et les multiples facettes des «concepteurs» de jardin, nous nous proposons de distinguer trois grands axes de réflexion. Tout d'abord, il y a les jardiniers, artistes et paysagistes qui agissent ou ont agi directement sur le jardin à un moment précis de l'histoire. Ensuite, il y a les écoles que ceux-ci ont fondé et l'influence que celles-ci ont eu sur l'évolution du jardin japonais. Enfin, il ne faut pas oublier ces hommes que l'on ne connaît qu'à travers leurs ouvrages directement ou indirectement consacrés au jardin. Toutes ces traces sont fondamentales non seulement pour mieux comprendre les jardins qui ont aujourd'hui disparu mais aussi pour enrichir les concepts des projets à venir.

Programme

  • Article : 20 000 signes,
  • Langues : français, anglais,
  • Proposition d'article (un titre et 10 lignes) à rendre avant fin juillet 2011,
  • Article complet : fin novembre 2011 (l'article sera rendu anonyme et soumis à deux membres du comité de rédaction ou à deux experts extérieurs de la revue),
  • Article corrigé et définitif : mars 2012,
  • Mise en ligne : juin 2012.
Pour la rédaction des articles voir : http://www.projetsdepaysage.fr/fr/conseils_aux_auteurs

Responsables éditoriaux

  • Chiara Santini c.santini@versailles.ecole-paysage.fr
  • Emmanuel Marès mamanum@gmail.com

Appel à contribution pour le numéro 9 (dossier thématique)

Ordre et représentations mathématiques ou cosmologiques dans la conception, l'esthétique et la réalisation des paysages de jardins

Comme pour tous les arts, et tout au cours de l'histoire, la représentation mathématique a joué un rôle dans la conception, l'esthétique et la réalisation des jardins. Mais aussi bien dans les récits et la sensibilité à l'art d'aménager l'espace par les plantes. Et en plus d'un sens, on peut y associer les représentations cosmologiques, puisque le plus souvent celles-ci utilisent des figures ou des symboles mathématiques.
Si les mathématiques servent de régulation a priori, quelquefois bien mal justifiée, elles donnent en quelque sorte à l'artiste un justificatif externe : ainsi en fut-il pour le nombre d'or ou la proportion dorée, qui joua un tel rôle jusque dans les comptes rendus divers sur l%u2018œuvre de Le Nôtre.  Chacun connaît la construction de l'ellipse par les deux foyers, dite construction du jardinier. Bien plus profondément, les questions de symétrie, de répartition de volumes géométriques, donc de géométrie qu'elle soit plane ou tridimensionnelle, font partie du discours sur le jardin, jusque d'ailleurs au point de revendiquer quelquefois un refus du déterminisme mathématique. La taille des arbres, tout simplement, fait jouer des règles d'ordonnancement et de formes, notamment dans les divers manuels spécialisés, qui n'ont pas été étudiés d'un point de vue historique.
Par ailleurs, le vocabulaire mathématique se ressent du vocabulaire jardinier : on parle bien sûr de racines en algèbre, de tronc et de rameau chez un auteur comme Desargues, un responsable de la géomérie dite projective, et bien sûr d'arbres en théorie des graphes. Le labyrinthe, un objet aussi du jardin, fait jouer des mathématiques. Moins inventorié, il y a le rôle de la combinatoire des plantes et des couleurs, et celle des perspectives. Un mathématicien comme Fantet de Lagny au début du XVIIIe siècle se pose la question de savoir comment disposer deux rangées d'arbres de telle sorte que l'effet de perspective pour l'œil donne le parallélisme : il trouve évidemment la courbe hyperbole comme réponse, interprétant ainsi analytiquement la vieille règle de perspective de la disposition du pavement chez les peintres. Le jet d'eau à bec oblique, par exemple, dessine une parabole, et il est particulièrement intéressant dans les dessins anciens du parc de Versailles, de faire la différence entre ceux qui voient la parabole, et ceux qui mettent une pointe, ou même dessinent une courbe non plane, ce que les mathématiciens appellent une courbe gauche. Mais justement cette gaucherie n'est-elle pas voulue, effet de la liberté pensée du mouvement de l'eau pour contrebalancer la rigueur perspectiviste des allées d'arbres ?
La revue Projets de paysage accueillerait volontiers des articles sur ces thèmes. En un premier temps l'idée serait de recueillir des intentions pour développer tel ou tel aspect. En un second temps, peut-être donnant lieu à une journée de travail en commun, essayer de développer un plan d'ensemble permettant de fournir un document final cohérent. Pour le moment la liberté est laissée à l'imagination de chacun, et bien sûr à ses disponibilités. Avec l'idée de créer une sorte de dialogue avec Jean Dhombres.

Coordination